vendredi 8 novembre 2013

C- Kyoto

Mardi

Ce matin lever de bonne heure, tour au Starbuck puis direction la gare pour rejoindre Kyoto par le fameux Shinkansen. La précision Japonaise leur permet de faire se suivre des TGV avec un intervalle de 15 minutes.
Le Shinkansen est l’équivalent du TGV Français en plus beaucoup plus grand, plus confortable et beaucoup beaucoup plus de place.
Sur le trajet nous ne verrons pas de paysages remarquables, il y a des habitations partout.

Arrivés à Kyoto nous prendrons un taxi pour nous rendre au Ryokan Gion Hatanaka … oui je sais, nous nous sommes gâtés !.



Superbement placé à côté du sanctuaire Yasaka. L’hôtel, bien que récent, reprendre une conception traditionnelle, avec paravents, portes coulissantes, petit jardin zen.

Naturellement petit vestibule pour laisser les chaussures, sol recouvert de tatamis avec une charmante jeune japonaise en kimono qui viendra nous installer et désinstaller les futons pour la nuit, une partie salon derrière un paravent donnant sur le jardin, une salle de bain avec baignoire en



bois, des WC … mais des WC ... un truc de « ouf » comme dirait Théo : lorsque tu ouvres la porte le couvercle des WC s’ouvre tout seul, il y a des chaussons au pied de la porte, la lunette est chauffante, un pschitt de désodorisant et un poste de pilotage digne d’une chaine hifi !!!.
Somptueux !.


Nous apprendront que notre pack de 3 nuits comprend un diner et un petit déjeuner traditionnel Edo … vivement ce soir.




En route pour la découverte de Kyoto, tout de suite on se rend compte que l’atmosphère y est très différente de Tokyo, on a vraiment l’impression d’être dans une ville de province, beaucoup plus traditionnaliste, il faut dire que c’était pendant des siècles la capitale de l’empire Japonais.







Les traces du passé glorieux et la sophistication de l’ère Edo se ressentent vraiment.
A l’origine j’avais prévu de louer des vélos pendant les 3 jours, mais les distances à parcourir et le bon réseau de métro nous ferons choisir cette option, mais si cela impliquera de beaucoup marcher.

A la sortie de l’hôtel, Yasaka nous attire immédiatement, du sanctuaire pour traverserons le parc Maruyama jusqu’au Chion In.
Yasaka Jinja



Maruyama Park
Le Chion est un bel ensemble de temples, dont le principal est en restauration, néanmoins le Torie est impressionnant et les petites « maisons de thé » sur les hauteurs sont vraiment très belles.
C’est un bel ensemble, il y a aussi un jardin, payant, mais nous n’y irons pas tenaillé par nos estomacs.
Direction la ville où nous déjeunerons de « Soba », nouilles Japonaises à base de farine de sarrasin. Elles sont souvent servies froides.

«Le Sanmon (Porte principale) est le plus grand portail du Japon. Il a été récemment restauré à sa taille initiale. » c’est un peu lapidaire comme commentaire pour un temple qui ne manque pas de charmes.  
en route pour le Chion-In

fontaine des ablutions

maison du thé







Le Sanmon 

planchettes à prières

Ensuite nous ferons la « boucle sud » 
Direction le Metro, dommage ils ne prennent pas le Suica Card et n’ont pas l’équivalent, du moins pas à notre connaissance. Il faut donc regarder les tableaux pour connaitre le montant de trajet et acheter le ticket à des bornes automatiques.
Fushimi-Inari est le temple aux 30.000 Tories oranges, c’est vraiment très photogénique de sillonner la montagne à l’intérieur de ces portiques. On peut en acheter et les prix varient suivant la taille et l’endroit. Bel endroit, à recommander.



«Le sanctuaire Fushimi-Inari est l'un des plus célèbres sanctuaires shintô du pays. Il retient surtout l'attention par la présence des innombrables petits torii (sorte de portique), offerts par des fidèles. Ils se dressent sur la colline, formant un tunnel de 4 km de long".  















Naannn !!! ça n'est pas le photographe qui s'amuse


Ensuite nous remonterons vers le centre ville à pieds jusqu’au Tōfuku-ji. Très beau temple avec un superbe jardin Zen principal et des plus petits autour du bâtiment. Les jardins zens sont toujours payant et entourent les temples, il faut donc laisser les chaussures à l’entrée et visiter en chaussettes en se promenant sur les coursives qui entourent le chœur. On y voit l’autel, la salle avec les tatamis, les salles où on peut s’isoler pour méditer en s’isolant par des paravents, en général peints.
En « annexe » on trouve de petites maisons de thé et les fameux jardins.
Au Tōfuku-ji il y a aussi un pont (Tutsen) qui enjambe un vallon, le pont est très réputé comme point de vue pour contempler les érables rouges en automne, j’ai d’ailleurs l’impression qu’il n’a été construit il y a longtemps, dans le but de cette méditation … les Japonais ne recule devant rien si c’est pour contempler la nature !.
Ce temple est vraiment à recommander, si on avait eu plus de temps c’est dans celui-là que j’aurais aimé retourner !.




« Le temple Tōfuku-ji est le temple principal de la branche des temples Tōfuku-ji du bouddhisme zen Rinzai. Il a été fondé en 1236.
Il est connu comme étant l'un des points d'observation les plus populaires pour admirer le magnifique feuillage d'automne de Kyoto. Les érables situés dans l'enceinte du temple à côté du pont Tsuten sont sa pièce maîtresse. Le temple Tōfuku-ji est également réputé pour ses nombreux et superbes jardins paysagers conçus avec un mélange heureux de mousses et de pierres. Parmi tous les chefs-d'œuvre de l'architecture bouddhique qu'il abrite, il faut remarquer le Sanmon, une porte de 22 mètres de hauteur, construite en 1425. C'est la porte principale zen la plus ancienne du Japon. La maison du bain yokushitsu à l'ouest du Sanmon a été bâtie dans un style classique et a été désignée comme Propriété culturelle importante par le gouvernement japonais. »



Ce soir un festin nous attend, plus encore que tout ce qu’on avait pu imaginer.

  Le Ryokan répond vraiment à la tradition, on ne croise jamais les autres locataires, tout est fermé par des paravents et des portes coulissantes, le repas est servi dans notre « chambre ». y attend également des kimonos « de jour » des chaussettes à deux doigts et des blousons matelassés qu’on peut enfiler sur les kimonos s’il fait frais.






Notre hôtesse, que Thierry a surnommé « Michoko » s’occupera entièrement de nous. A chaque fois
qu’elle rentre dans la chambre, une courbette et elle se déplace à genoux.
Comme les japonais ne parlent presque pas anglais, Michko a des petites fiches sur lesquelles elle a écrit ce qu’elle veut nous dire, c’est absolument charmant.


On est vraiment ailleurs et « Michoko » y est pour quelque chose, à chaque fois qu’elle pose une question elle se fige tel une statue en attendant la réponse et si la réponse est farfelue et ne correspond pas aux réponses « normales » elle répète la question et se fige à nouveau en position d’attente.


D’abord elle regroupe les 3 petites tables au milieu, nous amène le thé et les serviettes chaudes (que nous aurons à tous nos repas à Kyoto), ensuite la première série de plats en nous annonçant avec son plus grand sourire qu’elle reviendra à 4 reprises avec à chaque fois des nouveaux plats aux nouvelles saveurs!!!.



Alors que dire … c’est original … mais encore … tout est original … peu de saveurs connues … et l’esthétisme des plats semblent avoir presque autant d’importance que leurs goûts (nous avons compté pas moins de 30 plats différents).
Ce sera un diner historique, certainement le diner le plus original et grandiose que nous ayons fait.


Certes les plats ne valent pas nos restaurants étoilés mais l’ensemble est tout à fait remarquable.
Pour nous ce diner fait partie intégrante de la découverte du Japon, des Japonais et de la civilisation Nippone qui est aussi ancienne que la notre.
A la fin du repas, après nous avoir laissé digérer un peu, Michoko reviendra pour déplier nos futons et préparer la pièce pour la nuit. Nous même nous échangerons nos kimonos de jour contre ceux de nuit !.



Mercredi

Après une bonne nuit, c’est l’avantage avec la cuisine Japonaise, la jeune fille reviendra pour nous préparer le petit déjeuner, là c’est seulement 16 plats ou saveurs qui nous attendent.

Voilà une journée qui commence aussi bien que la précédente a fini !.
Qu’avons-nous au programme : 
Un petit tour dans le quartier d'Arashiyama tout à fait à l’Ouest de Kyoto avant de nous rendre au Saiho-Ji, le temple des mousses



Donc métro, JR jusqu’à la station Arashiyama. De la nous traverserons le pont Togetsu-kyo, pont très
connu, le cadre est assez bucolique. Nous le traverserons pour nous rendre Kenryu-ji. Nous y ferons le tour du très beau jardin où les mousses sont aussi bien présentes.

« Construit au 14e siècle, le temple Tenryuji est surtout connu pour son jardin. Conçu pour calmer l'esprit, selon les principes du zen, le centre est un étang autour duquel sont disposés diverses essences d'arbres et des rochers reproduisant un paysage naturel. Les collines de Arashiyama, dans le fond, semblent ainsi être le prolongement du jardin. Cette structure inspira de nombreux et célèbres jardins par la suite. Ce temple, qui fait partie du patrimoine mondial de l'Unesco, est le temple principal de l'école Rinzai du bouddhisme zen. »


Le jardin est effectivement vraiment très beau et lorsqu’on quitte le temple par sa sortie nord on arrive dans la fameuse allée qui traverse une mini forêt de bambous … magique et photogénique !.
Ayant encore un peu de temps avant de rejoindre le Saiho-Ji nous flânerons à visiter quelques petites temples dans la forêt au Nord de la forêt de bambous.









Jojakko-ji

ça change de nos billes de bois !


En revanche rejoindre le Saiho-Ji n’est du tout aisé depuis Arashiyama, nous prendrons donc le taxi (il y en a beaucoup à Kyoto) qui nous déposera devant le temple.
On en profitera pour déjeuner sur le pouce … genre glace au Matcha avec soupe de haricots hazukis sucrée et crème glacée à la vanille.









Ensuite le Saiho-Ji, grand moment !.
Pour visiter ce temple il faut écrire au moins 2 semaines avant pour recevoir une « invitation » qui a été déposé à notre hôtel. C’est eux qui décident le jour et l’heure parmi  choix de dates qu’on leur donne.

Pour nous ce sera le 30 à 13 h.
On pensait que ce serait confidentiel, bon ben pas tant que ça, nous serons tout de même une cinquantaine de personnes à attendre devant les grilles.



Un peu avant 13h un moine viendra nous ouvrir, direction le bâtiment principal, enlèvement de chaussures, on commence à être habitué, puis on nous installe, en tailleur devant de petits pupitres avec à notre droite un encrier et un pinceau … et oui il nous faudra recopier une calligraphie tracée en filigrane. Pas simple cette histoire surtout que les idéogrammes sont en colonnes et vont de la droite vers la gauche … les gauchers sont donc favorisés.


Nous auront une « pause » pour assister à un office Shinto avec BONG, TING et litanie, grand moment !!!
Ensuite on calligraphie encore un peu, on écrit un vœu et hop on a le droit de rejoindre le jardin.
Ce jardin est réputé pour ses mousses, il est, oui comment il est … parfait … en sous bois, avec de petits ponts, de la mousse partout, des arbres « nettoyés », on se promène ainsi à contempler les jeux d’ombres et de lumières à travers la frondaison … moment magique pendant lequel l’appareil photographique crépitera pour tenter de faire ressortir cette ambiance … sans succès.






















Après cette expérience exceptionnelle hors du temps nous reprendrons un taxi pour aller au Sanjusangendo.


« Ce temple, reconstruit en 1266, est célèbre pour sa statue en bois du bodhisattva Kannon aux onze visages, classée Trésor National. Elle est entourée des 28 statues de ses gardiens et de mille et une autres plus petites reproduisant le même bodhisattva. Par ailleurs, avec ses 118 mètres de long, c'est le bâtiment en bois le plus long du monde". 


Ces milles statues alignées sont vraiment impressionnantes, le bâtiment en lui-même est aussi impressionnant.





Ensuite nous nous rendrons à pieds au Kyomizu-dera, très beau temple qui surplombe la ville de Kyoto. Pour y aller nous emprunterons un petit sentier qui longe un immense cimetière, chouette chemin où nous serons seuls avant d‘arriver dans le monde. Effectivement le Kyomizu est très beau mais aussi très fréquenté par les écoles japonaises.
Bel ensemble aussi très connu pour sa grande terrasse sur pilotis.










« Kiyomizu est un ancien temple de la secte bouddhiste Hosso.
Fondé à la fin du 8e siècle, le temple Kiyomizudera est situé au pied de la colline de Higashiyama. Le bâtiment principal, classé Trésor National, fut reconstruit en 1633 par le shogunat des Tokugawa. Sa terrasse en bois, soutenue par 139 pilotis géants de 15 mètres de hauteur, surplombe un ravin et offre un magnifique panorama de la ville. »


Ensuite nous redescendons à pieds à travers les petits rues touristiques et bordées d’échoppes, nous bifurquerons vers Yasaka à travers ce vieux quartier, ok touristique mais très beau et avec une ambiance « vieux Kyoto » que j’affectionne beaucoup.








Ce soir, diner en ville, plus « classique » que la veille, remarque c’est pas difficile
Juste une petite remarque concernant les restaurants à Kyoto : nous avons trouvé qu’il n’est pas facile de choisir où et quoi manger à Kyoto ! La ville est mondialement connue et pourtant peu de restaurants affichent leur menu en anglais et indiquent les prix et cerise sur le gâteau comment même savoir que c’est un restaurant ... ha ha !! à ça on n’avait pas pensé !
Ensuite il y a une cuisine de rue pour grignoter, des restaurants traditionnels à 50 € par personnes mais peu de restaurants « intermédiaires ». D’ailleurs les Japonais soit grignotent soit cassent leur tirelire mais toujours est-il que dans les restaurants « intermédiaires » il y a principalement des occidentaux. 
Cerise sur l’assiette, il est très difficile de savoir si on va aimer ou non avant d’avoir gouté tellement les plats sont déroutants (couleur, aspect, texture, ingrédients,…)

Après le repas nous nous promenons dans Gion, en commençant par HANAMIKOJI Dori puis Shinbashi Dori, là on a l’impression de remonter dans le temps et de nous retrouver dans le Japon du moyen âge avec ses maisons closes en bois, ses geishas, ses samouraïs (des temps modernes) qui viennent s’y faire « choyer ».
Au niveau ambiance c’est très intéressant, il faut y venir à partir de 21h quand les « protagonistes » arrivent.
Ensuite un petit tour à Ponto-Cho, minuscule rue très animée, qui fait plus « populaire » que Shinbashi.





Lorsqu’on rentre à l’hôtel notre nid douillet est prêt à nous accueillir.
Une belle journée pleine d’expériences nouvelles, magique !!!!



 Jeudi

Aujourd’hui ce sera la boucle Nord Ouest qui possède quelques beaux trésors.
Direction le métro et la station Kitaoji. Une petite trotte et voici notre premier temple, le Daitoku-Ji, en fait il s’agit plutôt d’un « lotissement de temples »

« Imposant complexe pour la transmission et l'enseignement du bouddhisme zen, le temple Daitokuji est constitué d'une vingtaine de temples dont cinq sont ouverts au public. Ils cachent un grand nombre de trésors inestimables et de beaux jardins-paysages datant des 15e, 16e et 17e siècles. L'un des plus célèbres des le jardin de pierres du temple Daisen-in. »

Lorsque nous y seront il n’y en a que 3 qui sont ouverts plus 3 autres, exceptionnellement en l’honneur du festival d’automne.

Nous visiterons le Daisin-In puisque son jardin zen est très réputé, bon les photos sont interdites et il n’y a pas grand-chose d’ouvert dans le temple, un peu contrariés nous décidons de laisser tomber les « classiques » pour nous consacrer à ceux qui participent au festival d’automne, d’autant plus qu’il y a un billet combiné qui regroupent les trois pour un prix un peu plus raisonnables.

Bien nous en a pris ; dans le premier, le Souken-in, l’accueil fut très sympathique et presque familial, on sent qu’ils n’ont pas l’habitude des touristes et ils font un réel effort. La visite sera fort sympathique.











Le second, Kourin-in, plus rapide à visiter est surtout intéressant pour les peintures, mais comme elles sont dans le temple interdiction de les prendre en photos



Le troisième, Oubai-in, me plaira particulièrement, on se promène le long des coursives des différents bâtiments en longeant de très beaux jardins Zen. Dans celui-ci on peut visiter plus de bâtiments que dans les autres ce sera très intéressant et « zen ».


En effet ces trois temples sont très peu fréquenté et le Oubai-in est vraiment à voir.

Ensuite une bonne petite marche nous attend pour rejoindre le Kinkaku-ji Ji (pavillon d’or).

« Ce temple est fameux dans le monde entier pour son pavillon d'or étincelant. 
Le temple Kinkaku-ji ou « Pavillon d'Or » fut à l'origine la villa de détente d'un shogun Ashikaga, généralissime de l'époque Muromachi (1336-1573). A la mort de celui-ci, il fut transformé en temple. Un merveilleux jardin s'étend devant ce pavillon recouvert de feuilles d'or, réplique parfaite de l'édifice original détruit en 1950 et reconstruit en 1955 (cet événement fit l'objet du roman Le Pavillon d'Or de Yukio Mishima). »

Là il y a déjà beaucoup plus de monde, écolier et touristes. Il faut dire qu’un pavillon entièrement recouvert d’or ça en « jette » !.
Nous ferons le circuit qui longe le pavillon et traverse les beaux jardins, c’est très beau mais beaucoup plus touristique.




Ensuite direction le Ryoan Ji et son célèbre jardin zen aux 15 pierres, dont on n’arrive, quelque soit l’angle à n’en voir que 14.
« La principale attraction ici est le jardin de pierre disposé selon le style karesansui (paysage sec).Le temple Ryōan-ji est célèbre pour son jardin, parfait exemple d'inspiration Karesansui. Quinze rochers émergent d'une mer de sable blanc. Sa simplicité et sa pureté sont l'émanation des principes du bouddhisme zen. »



Nous finirons notre tournée des temples par le Myōshin-ji, un autre « lotissement » comprenant 46 temples où nous déambulerons de temples en temples ..




Le Hatto de Yoshin-Ji




pour finir par le Taizin-In.
Ce dernier possède deux jardins secs (un avec du sable blanc et l’autre du sable noir) et un jardin « paysage » avec cascade, petite rivière, mousses et tout et tout.
Ce temple est vraiment magnifique pour nous un des plus beaux et des plus complets avec ses différents types de jardin, vraiment à recommander.










Un petit trajet en métro et c’est au musée international du Mangas que nous finirons l’après-midi. En fait c’est plus une médiathèque et c’est dédié aux bandes dessinées de façon générale. Dommage qu’ils n’aient pas axé plus sur les mangas japonais tel qu’on se les imagine.
Afin de faire quelques achats et voir le centre ville nous irons à Nishiki-Dori, rue couverte bordée d’échoppes qui finit sur la galerie commerciale Teramachi.
Il y a des magasins de tout … sauf de boites à bento que recherchaient Thierry. 
Le soir nous visiterons à nouveau Shinbashi-Dori qui m’avait tant séduit hier.



Dernière nuit dans notre « auberge de charme » sniff.













Vendredi

pour le dernier jour j’ai prévu la boucle Nord Est.
Ce sera l’occasion de louer des vélos, d’une part parce qu’on en avait envie et d’autre part l’accès au Pavillon d’Argent depuis notre hôtel n’est pas pratique.
Nous avons loué les vélos dans une rue très proche de l’hôtel. 
Nous avons tranquillement pédalé à travers la ville avec un premier stop au Heian-jingū



« Les bâtiments sont une réplique partielle du Palais Impérial de l'ère Heian récent 1895
Le sanctuaire Heian Jingu fut élevé en 1895 pour commémorer le onzième centenaire de la fondation de l'ancienne capitale. Il reproduit à échelle réduite le premier Palais impérial bâti en 794. »

Après avoir contemplé les bâtiments, regardé de loin ce qui nous semblait être une messe nous avons visité le jardin avec son lac enjambé par un pont couvert.










Re-vélo et direction Ginkaku-ji (pavillon d’argent),

« Le temple Ginkaku-ji ou « Pavillon d'Argent », élevé en 1489 pour servir de villa au shogun Ashikaga Yoshimasa, qui désirait le couvrir de feuilles d'argent. Souhait non réalisé, il fut transformé en temple bouddhique à sa mort. Ce pavillon est classé Trésor National. Son jardin est un bel exemple de Karesansui (jardin de pierres). »

Nous sommes à nouveau dans un « grand classique » donc beaucoup d’écoliers et de visiteurs.
Les jardins sont magnifiques et la forêt entoure le pavillon comme en écrin rougeoyant.




Ensuite nous avons parcouru le chemin des philosophes à vélo … heureusement, car le faire à pieds nous aurait un peu donné l’impression de perdre notre temps, c’est sympa, mais comme tout chemin bucolique qui suit un petit cours d’eau. Il y a régulièrement des temples mais comme le temps nous était compté nous avons décidé de ne faire un arrêt qu’au Nanzen-In où nous avons visité un petit temple annexe, le Ten-Juan, qui était absolument parfait, petit, peu fréquenté, un magnifique jardin de pierre suivi d’un très beau jardin paysage autour d’un étang le tout d’entouré par la forêt, ce sera un de nos coup de cœur et même le préféré de Thierry.







Ensuite 14 h approchant il est temps d’aller rendre nos vélos, déjeuner (plateau assortiment avec sushis, sashimi, tempura et deux trois autres « bricoles ») puis récupérer nos affaires à l’hôtel avant de nous rendre en taxi à la gare où nous laisserons nos affaires à la consigne.










En effet notre dernière « gâterie » une cérémonie du thé commentée. Nous y assisterons dans un hôtel du centre ville. Elle a duré 45 min où on nous aura expliqué toutes les étapes. Très intéressant … et indispensable pour parfaire notre découverte de la culture Nippone.






Mais comme nous étions en avant nous avons encore pu rajouter un « bonus » en visitant le
Higashi-Honganji 



« Le temple Higashi-Honganji est le plus vaste édifice en bois de la ville. Ce temple fut édifié en 1602, sous le patronage du shogunat Tokugawa. Les bâtiments actuels datent de 1895 ».
Effectivement très impressionnant.


Alors, pour ceux qui souhaitent visiter Kyoto, il y a encore de nombreux temples et palais que nous n’avons pas vu, notamment en centre ville, mais j’ai préféré privilégier les temples en périphérie de la ville qui sont plutôt entourés par la forêt que par la ville, je trouvais cela beaucoup plus magique.

17h56 le départ … en Shinkansen direction la gare de Shinagawa à Tokyo, où nous dinerons avant de
prendre un train express qui nous amènera à Haneda d’où nous prendrons notre envol à 01h10 pour Frankfurt, cette fois dans un 787 Dreamliner, je me réjouissais pour voler dans cet avion mais j’ai été déçu, il n’apporte aucun confort particulier par rapport aux autres avions, ni plus silencieux ni plus confortable, au contraire nous seront serré comme des sardines. Pour le service, comme il s’agissait de la compagnie ANA il fut parfait.

Thierry, lui, il profitera d’une journée supplémentaire à Tokyo. Il en profitera pour visiter Akihabara qi m’avait tellement plu et que nous avions visité le jour précédant sa venue.

2 commentaires:

  1. Merci Jef pour ce bon moment de détente et toutes ces belles photos.
    Les jardins sont réellement magnifiques et vous êtes adorables en kimono rayés :-)
    Bons voyages à venir à vous deux !
    Angelo

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  2. coucou tous les 2
    et voilà , grâce à vous je viens de passer un superbe début d'après midi ! Merci de nous faire partager ainsi vos voyages .
    Tes photos sont toujours aussi belles !
    J'ai tout aimé et je pense que la " zenitude" ambiante nous aurait vraiment convenu à nous aussi !
    Félicitations pour tes textes car cela ne doit pas être évident d'écrire tous ces noms propres !
    Bon alors ? c'est où la prochaine destination ?
    bises à vous 4
    bernadette

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